🦈 Partir Au Sénégal Sans Vaccin Fièvre Jaune

Bienque le Sénégal ait mené une vaccination de masse en 2007, la partie orientale du pays est considérée comme étant à « haut risque de transmission endémique de la fièvre jaune Lafièvre jaune est endémique au Sénégal. De nombreux pays exigent une preuve de vaccination contre la fièvre jaune ou une dispense médicale valide pour tout voyageur ayant visité ou transité par des pays endémiques. Vérifiez les exigences en matière de vaccination contre la fièvre jaune pour le ou les prochains pays figurant sur votre itinéraire. Une seule Lecertificat de vaccination contre la fièvre jaune est valable à vie et cette prolongation concerne également les certificats déjà délivrés. Il est à noter cependant que le Haut Conseil de la FathalaReserve: Fièvre jaune - consultez 279 avis de voyageurs, 575 photos, les meilleures offres et comparez les prix pour Foundiougne, Sénégal sur Tripadvisor. Quelquescas importés en Chine et au Kenya avaient alors fait craindre une épidémie majeure à l’OMS. 137 morts de la fièvre jaune en 2016 en Angola et RDC. Depuis le début de l’année Administrerune dose partielle du vaccin contre la fièvre jaune est efficace et pourrait permettre de vacciner des millions de personnes supplémentaires en situation d'urgence, selon les résultats récents d'un essai mené par Epicentre, le centre de recherche épidémiologique de Médecins Sans Frontières (MSF), publiés le 9 janvier dans la revue Troisprovinces de la RDC sont en épidémie de la fièvre jaune : le Kwango, le Kongo-central et la ville de Kinshasa. Depuis la déclaration de cette épidémie, au total soixante-sept cas ont été notifiés dont douze autochtones et cinquante-cinq importés. Sur les douze cas, Kinshasa a notifié six cas. Lavaccination contre la fièvre jaune en pratique. Le vaccin contre la fièvre jaune est également dénommé ' vaccin amaril '. Il s'agit d'un virus vivant atténué. La vaccination ne peut se pratiquer que dans un centre agréé de vaccinations internationales. Elle nécessite une injection au moins 10 jours avant le départ. Sénégal Tous les articles. Sénégal : l'armée, entraînée dans la politique, assure maintenir ses effectifs au Mali. L'armée sénégalaise, une des principales contributrices en soldats et QPz8I. Pour conserver une immunité dans le temps et disposer d’assez d’anticorps contre le variant Delta, une troisième dose de vaccin anti-covid pourrait être nécessaire. En France, ce rappel devrait bientôt concerner les plus vulnérables. Image d'illustration — Crédits Photo © Supamotion / Shutterstock Faudra-t-il une troisième dose pour tous les vaccinés ? C’est ce que préconise Pfizer/BioNTech pour faire face au variant Delta. Les deux entreprises ont d’ailleurs déjà annoncé qu’elles demanderaient "dans les semaines qui viennent" l'autorisation pour une troisième dose de son vaccin en Europe et aux États-Unis. Six à 12 mois après la deuxième dose Celle-ci pourrait être administrée six mois à un an après la deuxième dose, pour renforcer les niveaux d’anticorps neutralisants contre le virus dans le sang. Car "même si la protection contre les cas graves de la maladie reste haute durant six mois, un déclin dans son efficacité contre les cas symptomatiques au cours du temps et de l'émergence de variants est attendu", explique Pfizer/BioNTech dans un communiqué. A lire aussi Infection ou vaccination, une même immunité ? Une 3e dose pour les premiers vaccinés Cette dose de rappel est déjà administrée aux personnes les plus fragiles, comme les personnes immunodéprimées ou les personnes sous traitement immunosuppresseur pour renforcer leur protection immunitaire. Une précaution qui devrait bientôt être étendue "aux plus vulnérables, vaccinés les premiers", a déclaré le 8 juillet le Premier ministre Jean Castex. "A la fois parce qu’ils sont vulnérables et que cette vaccination est intervenue de manière anticipée, il nous faudra une troisième dose parce que les défenses immunitaires s’affaiblissent" a-t-il précisé. Deux doses insuffisantes contre le variant Delta ? Et c’est aussi ce que souffle l’Institut Pasteur dans une étude publiée le 8 juillet dans la revue Nature. Selon les scientifiques qui signent cette étude, le variant Delta, plus contagieux, est aussi plus résistant aux vaccins anti-covid que les autres souches de coronavirus. Des niveaux d’anticorps plus élevés sont ainsi nécessaires pour neutraliser ce variant il en faudrait quatre fois plus que pour les autres variants. Et pour atteindre ces niveaux et surtout les conserver dans le temps, trois doses de vaccins pourraient être requises. Ce qui est sûr, pour les chercheurs de l’Institut Pasteur, c’est en tout cas qu’une seule dose de vaccin ne suffit pas à protéger contre le variant Delta car elle ne déclenche pas de réponse immunitaire assez forte. Une chance pour le vaccin Sanofi ? Mais quel vaccin utiliser pour la troisième dose ? Le même que celui des deux premières doses ou non, peu importe. L’efficacité vaccinale serait même renforcée si les vaccins diffèrent entre les premières, deuxièmes ou troisièmes doses, avancent les études scientifiques. Ce qui laisse un espoir au tardif vaccin franco-britannique de Sanofi/GSK, qui pourrait être disponible en décembre 2021, selon le président du laboratoire français. Pour ne manquer aucune info santé, abonnez-vous à notre newsletter ! Généralités La fièvre de la Vallée du Rift FVR est une zoonose virale qui touche principalement les animaux mais qui peut aussi contaminer l’homme. L’infection peut provoquer une pathologie sévère tant chez l’animal que chez l’homme. Elle entraîne également des pertes économiques considérables, liées à la mort et à l’avortement des animaux dans les troupeaux infectés. Le virus de la FVR appartient au genre Phlebovirus. Il a été identifié pour la première fois en 1931 lors d’une enquête sur une épidémie touchant les moutons d’une ferme de la Vallée du Rift, au Kenya. Depuis lors, des flambées ont été signalées en Afrique subsaharienne. En 1977, une flambée explosive s’est déclarée en Égypte suite à l’introduction du virus de la FVR dans ce pays par le commerce de bétail le long du système d’irrigation du Nil. En 1997 et 1998, une flambée importante est survenue au Kenya, en Somalie et en Tanzanie suite à un événement El Niño et à de fortes inondations. En septembre 2000, le commerce de bétail infecté provenant de la Corne de l’Afrique a entraîné la propagation du virus de la FVR à l’Arabie saoudite et au Yémen. C’était la première fois que la maladie était observée en dehors du continent africain, suscitant des inquiétudes quant à sa propagation possible vers d’autres régions de l’Asie et de l’Europe. Transmission à l’être humain Dans la majorité des cas, l’infection chez l’homme résulte d’un contact direct ou indirect avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le virus peut se transmettre à l’homme lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage ou de la découpe, pendant les mises-bas et les interventions vétérinaires ou lors de l’élimination des carcasses ou des fœtus. Certains groupes professionnels, comme les éleveurs, les agriculteurs, les employés des abattoirs et les vétérinaires, sont donc plus exposés au risque d’infection. Le virus pénètre chez l’homme par inoculation, par exemple en cas de blessure avec un couteau souillé ou de contact avec une peau lésée, ou par inhalation des aérosols produits au cours de l’abattage des animaux infectés. Il semble que l’homme puisse également être contaminé en ingérant du lait cru ou non pasteurisé provenant d’animaux infectés. Des infections humaines ont également été observées à la suite de piqûres de moustiques, le plus souvent du genre Aedes et Culex. Les mouches hématophages se nourrissant de sang peuvent également transmettre le virus de la FVR. À ce jour, aucune transmission interhumaine du virus de la FVR n’a été constatée et aucun cas de transmission aux agents de santé n’a été signalé lorsque les précautions normales de lutte anti-infectieuse étaient prises. Aucune flambée de FVR en milieu urbain n’a été mise en évidence. Tableau clinique chez l’homme Forme bénigne de la FVR chez l’homme Les caractéristiques cliniques de la forme bénigne sont les suivantes La période d’incubation l’intervalle entre la contamination et l’apparition des symptômes varie de 2 à 6 jours. Les personnes infectées peuvent soit être asymptomatiques, soit présenter une forme bénigne de la maladie se caractérisant par un syndrome grippal avec apparition soudaine de fièvre, de myalgies, d’arthralgies et de céphalées. Dans certains cas, on observe aussi une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, une perte de l’appétit et des vomissements; chez ces patients, il arrive que la FVR soit confondue avec la méningite. Les symptômes durent en général de 4 à 7 jours, après quoi la réaction immunitaire peut être détectée par l’apparition d’anticorps; le virus disparaît alors progressivement de la circulation sanguine. Forme grave de la FVR chez l’homme La plupart des cas chez l’homme restent relativement bénins mais une petite proportion de patients développent une pathologie beaucoup plus grave prenant en général la forme d’un ou de plusieurs des trois syndromes suivants forme oculaire 0,5 à 2% des patients, méningo-encéphalite moins de 1% ou fièvre hémorragique moins de 1%. Les caractéristiques cliniques de la forme sévère sont les suivantes Forme oculaire dans ce cas, les symptômes habituels de la forme bénigne s’accompagnent de lésions rétiniennes, qui apparaissent en général une à trois semaines après la manifestation des premiers symptômes. Les patients signalent généralement une baisse de la vision ou une gêne visuelle. La maladie peut guérir spontanément sans laisser de séquelles en 10 à 12 semaines. Cependant, lorsque les lésions se produisent près de la macula, elles entraînent une perte définitive de la vision chez 50% des patients. Les décès sont rares lorsque la pathologie se limite à cette forme de la maladie. Méningo-encéphalite la méningo-encéphalite apparaît en général une à quatre semaines après les premiers symptômes de la FVR. Parmi ses manifestations cliniques figurent d’intenses céphalées, des pertes de mémoire, des hallucinations, une désorientation, un état de confusion, des vertiges, des convulsions, la léthargie et le coma. Des complications neurologiques peuvent survenir à un stade ultérieur après 60 jours. Les décès sont rares chez les patients présentant uniquement cette forme de la maladie, mais des séquelles neurologiques parfois graves sont courantes. Fièvre hémorragique les symptômes de la fièvre hémorragique surviennent deux à quatre jours après le début de la maladie, se manifestant en premier lieu par des signes d’une atteinte hépatique grave, tels qu’un ictère. Des phénomènes hémorragiques apparaissent ensuite vomissements de sang, sang dans les selles, purpura ou ecchymoses provoqués par des saignements cutanés internes, saignements du nez ou des gencives, ménorragies et saignements aux points de ponction veineuse. Le taux de létalité pour ce syndrome hémorragique est élevé, se situant aux alentours de 50%. Le décès survient généralement trois à six jours après l’apparition des symptômes. Le virus peut être détecté dans la circulation sanguine pendant une dizaine de jours chez les patients atteints de la forme ictéro-hémorragique de la FVR. Le taux total de létalité est très variable d’une épidémie à l’autre mais s’établit globalement à moins de 1% pour les épidémies qui ont été documentées. La plupart des décès se produisent chez les patients atteints de la forme ictéro-hémorragique de la maladie. Flambées survenues depuis 2000 Forme grave de la FVR chez l’homme 2016 - République du Niger au 11 octobre 2016, le Ministère de la santé avait signalé 105 cas suspects d’infection humaine par le virus de la FVR, dont 28 mortels, dans la région de Tahoua. 2012 - République de Mauritanie le Ministère de la santé mauritanien a déclaré une flambée de FVR le 4 octobre 2012. Du 16 septembre 2012 date d’apparition du cas indicateur au 13 novembre 2012, 36 cas, dont 18 mortels, ont été notifiés au total dans 6 régions du pays. 2010 - République sud-africaine de février à juillet 2010, le Gouvernement de l’Afrique du Sud a signalé 237 cas confirmés de FVR chez l’homme, dont 26 décès, dans 9 provinces. 2008-2009 - Madagascar de décembre 2008 à mai 2009, le Ministère de la santé de Madagascar a notifié 236 cas suspects, dont 7 mortels. 2008 - Madagascar le Ministère de la santé de Madagascar a déclaré une flambée de FVR le 17 avril 2008. De janvier à juin 2008, 476 cas suspects de FVR, dont 19 mortels, ont été signalés au total dans 4 provinces du pays. 2007 - Soudan le Ministère fédéral de la santé du Soudan a déclaré une flambée de FVR le 28 octobre 2008. Au total, 738 cas, dont 230 décès, ont été notifiés au Soudan entre novembre 2007 et janvier 2008. 2006 - Kenya, Somalie et Tanzanie lors de cette flambée, le Kenya a signalé 684 cas de FVR, dont 234 mortels, du 30 novembre 2006 au 12 mars 2007; la Somalie, 114 cas, dont 51 mortels, du 19 décembre 2006 au 20 février 2007; et la Tanzanie, 264 cas, dont 109 décès, du 13 janvier au 3 mai 2007. 2003 - Égypte 148 cas de FVR, dont 27 mortels, ont été notifiés par le Ministère de la santé égyptien. 2000 - Arabie saoudite et Yémen 516 cas de FVR, dont 87 décès, ont été signalés par le Ministère de la santé d’Arabie saoudite. En 2000, le Ministère de la santé publique du Yémen a notifié 1087 cas suspects, dont 121 mortels. Diagnostic Comme les symptômes de la fièvre de la vallée du Rift sont variables et non spécifiques, le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. Il est difficile de distinguer la FVR des autres fièvres hémorragiques virales et des nombreuses autres maladies qui provoquent de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune. Le diagnostic définitif exige des analyses ne pouvant être réalisées que par des laboratoires de référence. Les échantillons de laboratoire peuvent présenter un risque biologique et nécessitent une manipulation extrêmement prudente. L’infection par le virus de la FVR ne peut être diagnostiquée avec certitude qu’en procédant aux tests de laboratoire suivants transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase RT-PCR; titrage immuno-enzymatique ELISA des anticorps IgG et IgM; isolement du virus sur culture cellulaire. Traitement et vaccins La plupart des cas humains de FVR étant relativement bénins et de courte durée, aucun traitement spécifique ne s’impose pour ces patients. Dans les cas plus graves, l’approche thérapeutique la plus fréquente consiste à dispenser un traitement global de soutien. Un vaccin inactivé à usage humain a été mis au point. Toutefois, ce vaccin n’est pas homologué et n’est pas disponible dans le commerce. Il a été utilisé à titre expérimental pour protéger les vétérinaires et les personnels de laboratoire présentant un risque élevé d’exposition à la FVR. D’autres vaccins candidats sont à l’étude. Hôtes du virus dans le règne animal Le virus de la FVR peut contaminer de nombreuses espèces animales, provoquant une maladie grave chez certains animaux domestiques, notamment les bovins, les moutons, les chameaux et les chèvres. Il semble que les moutons et les chèvres soient plus sensibles à la maladie que les bovins ou les chameaux. Il a aussi été démontré que l’âge de l’animal constitue un facteur important de sensibilité à la forme grave de la maladie plus de 90% des agneaux infectés par la FVR meurent, alors que cette proportion peut baisser à 10% chez le mouton adulte. Le taux d’avortement chez les brebis gestantes atteint près de 100%. Souvent, une flambée animale de FVR se manifeste d’abord par une vague d’avortements inexpliqués dans le cheptel et ce peut être l’un des signes annonciateurs d’une épidémie. Écologie de la FVR et moustiques vecteurs Plusieurs espèces de moustiques peuvent jouer un rôle de vecteur dans la transmission du virus de la FVR. Les espèces dominantes à cet égard varient d’une région à l’autre et diverses espèces peuvent jouer des rôles différents dans la poursuite de la transmission virale. Chez les animaux, le virus de la FVR se transmet principalement par les piqûres de moustiques infectés, essentiellement du genre Aedes, qui acquièrent le virus en s’alimentant sur des animaux infectés. Les moustiques femelles sont également capables de transmettre le virus directement à leurs œufs. Les nouvelles générations de moustiques sont alors déjà infectées au moment de l’éclosion. Toutefois, deux situations écologiques distinctes doivent être prises en compte lors de l’analyse des grandes flambées de FVR. Au niveau des foyers primaires, le virus de la FVR se propage par transmission entre les vecteurs et leurs hôtes et subsiste par transmission verticale chez les moustiques Aedes. Lorsqu’une flambée majeure sévit dans les foyers primaires, la maladie peut se propager à des foyers secondaires par des déplacements de bétail ou la dispersion passive des moustiques, se trouvant alors amplifiée, chez les ruminants qui n'ont pas d'anticorps, par des moustiques locaux compétents, appartenant par exemple aux genres Culex, Mansonia ou Anopheles, qui jouent un rôle de vecteurs mécaniques. Les réseaux d’irrigation, où les populations de moustiques sont abondantes pendant une grande partie de l’année, sont particulièrement propices à la transmission secondaire de la maladie. Prévention et lutte Comment endiguer la FVR chez l’animal On peut prévenir les flambées de FVR chez l’animal en mettant en œuvre un programme durable de vaccination. Un vaccin vivant atténué, ainsi qu’un vaccin inactivé, ont été mis au point pour l’usage vétérinaire. Une dose unique de vaccin vivant atténué suffit à conférer une immunité à long terme, mais son administration à des femelles gestantes peut provoquer un avortement spontané. Le vaccin inactivé n’a pas cet effet secondaire, mais plusieurs doses sont nécessaires pour obtenir la protection voulue, ce qui peut poser des problèmes dans les zones d’endémicité. Pour prévenir une épizootie, la vaccination des animaux doit être mise en œuvre avant que ne survienne une flambée. Une fois qu’une flambée se déclare, il ne faut PLUS vacciner car cela risquerait fortement d’intensifier la flambée. Durant les campagnes de vaccination de masse des animaux, les agents de santé vétérinaire pourraient transmettre le virus par inadvertance en utilisant des flacons multidoses et en réemployant les aiguilles et les seringues. Si certains animaux du troupeau sont déjà infectés et virémiques bien que ne manifestant encore aucun signe patent de la maladie, le virus sera transmis dans le troupeau et la flambée s’intensifiera. La restriction ou l’interdiction des déplacements des animaux d’élevage peut être un moyen efficace de ralentir la propagation du virus d’une zone infectée vers des zones indemnes. Étant donné que les flambées animales de FVR précèdent les infections humaines, la mise en place d’un système de surveillance active de la santé animale pour détecter les nouveaux cas est essentielle pour alerter rapidement les autorités des services vétérinaires et de la santé publique. Éducation sanitaire et réduction des risques Il a été démontré qu’au cours d’une flambée de FVR, le contact étroit avec des animaux, en particulier avec leurs liquides biologiques, que ce soit directement ou par l’intermédiaire d’aérosols, constitue le facteur le plus important de risque d’infection par le virus. La sensibilisation aux facteurs de risque, ainsi qu’aux mesures individuelles de protection contre les piqûres de moustique, est le seul moyen de diminuer le nombre d’infections et de décès chez l’homme. Les messages de santé publique relatifs à la réduction des risques doivent être axés sur les points suivants diminution du risque de transmission de l’animal à l’homme résultant de pratiques dangereuses d’élevage et d’abattage. Cela implique de respecter les règles d’hygiène des mains et de porter des gants et d’autres équipements de protection adaptés lors de la manipulation d’animaux malades ou de leurs tissus, ainsi que durant l’abattage. diminution du risque de transmission de l’animal à l’homme résultant de la consommation de sang frais, de lait crû ou de viandes. Dans les régions d’épizootie, tous les produits animaux sang, viande et lait doivent être soigneusement cuits avant d’être consommés. protection individuelle et communautaire contre les piqûres de moustiques utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des produits répulsifs individuels s’ils sont disponibles, porter des vêtements de couleur claire chemises à manches longues et pantalons et éviter les activités de plein air aux heures où les espèces vectorielles piquent le plus. Guide à l'usage des voyageurs sur la sécurité sanitaire des aliments Lutte anti-infectieuse en milieu médical Bien qu’aucune transmission interhumaine de la FVR n’ait été observée, il existe un risque théorique de transmission du virus au personnel de santé par contact avec du sang ou des tissus contaminés de patients infectés. Les soignants s’occupant de cas suspects ou confirmés de FVR doivent appliquer les précautions standard lors de la manipulation d’échantillons prélevés sur leurs patients. Ces précautions définissent les pratiques requises pour assurer un niveau minimal de lutte contre les infections. Elles sont recommandées pour les soins et le traitement de tous les patients, quel que soit leur état infectieux présumé ou confirmé. Elles s’appliquent à la manipulation du sang y compris le sang séché et de tous les autres liquides biologiques, sécrétions et excrétions à l’exclusion de la sueur, qu’ils contiennent visiblement ou non du sang, ainsi qu’au contact avec la peau lésée ou les muqueuses. Mesures de Base contre les infections associées aux soins Comme nous l’avons déjà évoqué, le personnel des laboratoires est également exposé au risque d’infection. Les échantillons prélevés sur des cas suspects de FVR, que ce soit chez l’homme ou chez l’animal, doivent être manipulés par du personnel qualifié et traités dans des laboratoires convenablement équipés. Lutte antivectorielle Les autres moyens d’endiguer la propagation de la FVR reposent sur la lutte antivectorielle et la protection contre les piqûres. Le traitement larvicide des gîtes de ponte des moustiques est la forme la plus efficace de lutte antivectorielle si ces sites peuvent être clairement identifiés et si leur taille et leur étendue sont limitées. Cependant, en période d’inondation, les gîtes larvaires sont généralement trop nombreux et trop étendus pour qu’un traitement larvicide soit réalisable. Prévisions et modèles climatiques Les prévisions permettent de prévoir les conditions climatiques souvent liées à une recrudescence du risque de flambée, pouvant mener à une amélioration des efforts de lutte contre la maladie. En Afrique, en Arabie saoudite et au Yémen, une corrélation étroite a été observée entre les flambées de FVR et les périodes de précipitations supérieures à la moyenne. Les conséquences de l’augmentation des précipitations sur la végétation peuvent être aisément mesurées et surveillées grâce à la télédétection par imagerie satellitaire. En outre, les flambées de FVR en Afrique orientale sont étroitement associées aux fortes précipitations qui surviennent pendant les phases de réchauffement liées au phénomène El Niño/oscillation australe. Ces observations ont permis de mettre au point des modèles de prévision et des systèmes d’alerte précoce pour la FVR s’appuyant sur l’imagerie satellitaire et les prévisions météorologiques et climatiques. Des systèmes d’alerte précoce de ce type pourraient être utilisés pour détecter les cas animaux à un stade précoce d’une flambée, permettant aux autorités de prendre les mesures nécessaires pour éviter une épidémie imminente. Dans le cadre du nouveau Règlement sanitaire international 2005, la prévision et la détection précoce des flambées de FVR, ainsi qu’une évaluation complète du risque de propagation vers de nouvelles zones, sont essentielles pour permettre la mise en œuvre de mesures efficaces en temps utile. Riposte de l’OMS Dans le cadre de la flambée survenue au Niger en 2016, une équipe nationale et multisectorielle d’intervention rapide, comprenant des membres du Ministère de la santé, des services vétérinaires et du Centre de recherche médicale et sanitaire CERMES, a été déployée par l’OMS le 31 août 2016 pour mener l’enquête sur le terrain. Au Niger, le bureau de pays de l’OMS fournit un appui technique et financier dans les domaines suivants surveillance, enquêtes sur les flambées, directives techniques relatives à la définition des cas, prise en charge des cas, expédition des échantillons et communication sur les risques. La FAO, l’OIE et l’OMS coordonnent leurs actions en matière de santé animale et humaine et apportent un soutien supplémentaire au Niger dans le cadre de la riposte à la flambée. L’OMS collabore avec ses partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie GOARN pour coordonner l’aide internationale consacrée à la riposte. La FICR et l’UNICEF appuient également les efforts de riposte à cette flambée. Pour les professionnels de la santé Avis Veuillez prendre note que ce chapitre est présentement en cours de révisions afin d'harmoniser son contenu avec la Déclaration sur l'administration d'une dose de rappel du vaccin contre la fièvre jaune du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages CCMTMV Veuillez vous abonner à la liste de distribution afin de recevoir les mises à jour de ce chapitre. Dernière mise à jour partielle du contenu voir le Tableau des mises à jour des chapitres novembre 2016 Dernière révision complète du chapitre juillet 2014 Sur cette page Principaux renseignements Épidémiologie Tableau 1 Pays d'endémie et de transition où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune, par continent, 2011 Tableau 2 Pays à faible potentiel d'exposition au virus de la fièvre jaune, 2011 Préparations autorisées au Canada Efficacité potentielle, efficacité réelle et immunogénicité Indications Administration du vaccin Tests sérologiques Conditions d'entreposage Administration simultanée d'autres vaccins Innocuité et effets indésirables du vaccin Effets secondaires fréquents et effets secondaires locaux Contre-indications et précautions Autres considérations Références choisies Principaux renseignements Consulter le texte pour plus de précisions Objet La fièvre jaune FJ se transmet à l'humain par la piqûre d'un moustique infecté. La fièvre jaune est endémique et épidémique par intermittence en Afrique subsaharienne et dans les régions tropicales d'Amérique du Sud. Le risque de contracter la fièvre jaune est faible pour la plupart des voyageurs, en particulier ceux qui ne sortent pas des grands centres urbains très développés. La fièvre jaune est une maladie unique du fait qu'un règlement sanitaire international prévoit l'obligation d'avoir un certificat de vaccination pour se rendre dans certains pays. Au Canada, le vaccin contre la fièvre jaune n'est disponible que dans les centres de vaccination contre la fièvre jaune désignés par l'Agence de la santé publique du Canada ASPC. Le taux de séroconversion après la vaccination contre la fièvre jaune est de 95 à 99 %; l'immunité persiste plus de 10 ans après la vaccination. Les effets secondaires les plus fréquents suivant la vaccination antiamarile sont une douleur, une inflammation et une enflure au point d'injection, une faiblesse, des céphalées et des myalgies. Personnes visées La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour les voyageurs en bonne santé de plus de 9 mois à moins de 60 ans. Le vaccin contre la fièvre jaune peut être envisagé chez les nourrissons de 6 à 8 mois et chez les personnes de plus de 60 ans et plus qui se rendent dans des régions où le risque de fièvre jaune est plus élevé régions d'endémie ou de transition. Le vaccin contre la fièvre jaune est recommandé pour le personnel de laboratoire qui est exposé au virus de la fièvre jaune. Comment Une dose du vaccin antiamaril devrait être administrée. Le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie devient valide 10 jours après la primovaccination et immédiatement après la revaccination. En règle générale, les sujets immunodéprimés, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus ne devraient pas recevoir le vaccin contre la fièvre jaune. La revaccination des personnes immunocompétentes est recommandée tous les 10 ans, si elle est indiquée. Raison d'être La vaccination contre la fièvre jaune documentée par un Certificat international de vaccination ou de prophylaxie est requise pour entrer dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, et ce, quel que soit le pays d'origine du voyageur. D'autres pays exigent la vaccination contre la fièvre jaune des voyageurs qui ont traversé une zone d'endémie. Depuis 1970, on a enregistré neuf cas de fièvre jaune parmi des voyageurs non vaccinés originaires des États-Unis ou d'Europe qui se sont rendus dans une région d'endémie d'Afrique ou d'Amérique du Sud. Huit de ces personnes sont décédées. Veuillez consulter la Déclaration sur la fièvre jaune à l'intention des voyageurs du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages CCMTMV pour davantage de renseignements. Épidémiologie Description de la maladie Agent infectieux La fièvre jaune FJ est causée par un virus à acide ribonucléique ARN de la famille des Flaviviridae. Réservoir L'humain et les primates non humains Transmission Le virus de la fièvre jaune se transmet à l'humain par la piqûre d'un moustique infecté, principalement des genres Aedes et Haemogogus. La période d'incubation est de 3 à 6 jours. Chez les humains infectés par le virus de la fièvre jaune, la plus forte virémie et la période d'infectiosité s'observent peu avant le début de la fièvre et les 3 à 5 jours suivants. La virémie survient 4 à 10 jours après la primovaccination antiamarile et dure jusqu'à 5 jours. Comme la virémie est forte chez l'humain, la transmission par le sang du virus amaril est possible par suite d'une transfusion de produits sanguins, de l'injection intraveineuse de drogues ou de piqûres d'aiguilles. Une transmission mère-enfant probable de la souche vaccinale du virus de la fièvre jaune par l'allaitement a été signalée. La virémie liée au vaccin survient 4 à 10 jours après la primovaccination antiamarile et dure jusqu'à 5 jours. Au Canada, les moustiques vecteurs reconnus ne sont pas présents au pays, la transmission durable est donc impossible. Facteurs de risque Le risque de fièvre jaune chez un voyageur dépend de multiples facteurs, dont les suivants statut vaccinal, utilisation de mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques, destination, durée d'exposition, activités pratiquées pendant le voyage et taux local de transmission du virus. Le risque de contracter la fièvre jaune est faible pour la plupart des voyageurs, en particulier ceux qui ne sortent pas des grands centres urbains très développés. Le risque est plus élevé chez les voyageurs qui visitent des régions rurales ou y séjournent; restent pour de plus longues périodes; pratiquent des activités extérieures récréatives ou de travail de terrain. Par exemple, le risque est plus élevé chez les voyageurs qui restent dans des régions rurales d'un pays d'endémie pendant plus de deux semaines, tandis que le risque est plus faible chez les voyageurs qui restent dans une région urbaine dans un pays de transition pendant une semaine. Profil saisonnier/temporel En Afrique occidentale et en Amérique du Sud, la transmission du virus de la fièvre jaune a habituellement lieu du milieu jusqu'à la fin de la saison des pluies, lorsque le nombre de moustiques est généralement augmenté. Le virus peut toutefois se transmettre pendant la saison sèche. Spectre de la maladie clinique Les manifestations cliniques de la fièvre jaune varient quant à leur gravité, allant de l'absence de symptômes au décès. Lorsqu'elle est symptomatique, la fièvre jaune se caractérise habituellement par l'apparition brutale des symptômes suivants fièvre, frissons, céphalées, maux de dos, myalgies, arthralgies, nausées, vomissements, photophobie, ictère léger et douleurs épigastriques. Dans environ 85 % des cas, la maladie est spontanément résolutive lorsque les symptômes aigus disparaissent. Dans les autres cas, après une brève période de rémission pouvant durer quelques heures ou une journée, les symptômes s'aggravent et la maladie progresse, puis finit par causer une insuffisance rénale, des symptômes d'hémorragie et une thrombocytopénie. Le traitement consiste à atténuer les symptômes et à offrir des soins de soutien. Le taux de létalité général varie de 20 à 50 %. Répartition de la maladie Incidence et prévalence A l'échelle mondiale Selon l'Organisation mondiale de la Santé OMS, la maladie frapperait chaque année environ 200 000 personnes et entraînerait quelque 30 000 décès. La fièvre jaune est endémique et épidémique par intermittence en Afrique subsaharienne et dans les régions tropicales d'Amérique du Sud. En Amérique du Sud, le virus se transmet surtout dans les régions boisées plutôt que dans les zones urbaines. En Afrique, la majorité des éclosions déclarées sont survenues en Afrique occidentale. Bien que des moustiques vecteurs soient présents en Asie, il n'existe aucun cas confirmé de transmission. Depuis 1970, on a enregistré neuf cas de fièvre jaune parmi des voyageurs internationaux non vaccinés originaires des États-Unis ou d'Europe qui se sont rendus dans une région d'endémie d'Afrique ou d'Amérique du Sud. Huit de ces personnes sont décédées. Un cas de fièvre jaune était un voyageur qui avait reçu le vaccin. Le risque de fièvre jaune varie grandement à l'intérieur des zones de transmission. D'après un modèle mathématique, chez une personne non vaccinée qui voyagerait pendant deux semaines dans une région où sévit une épidémie de fièvre jaune, le risque de contracter la maladie serait de 1267 et celui d'en mourir de 11 333. Même si chez la plupart des voyageurs le risque est probablement moins élevé, il est très difficile de l'évaluer. C'est pourquoi on a demandé la révision des lignes directrices en vue d'aider les fournisseurs à prodiguer des conseils et à offrir des soins aux voyageurs. La fièvre jaune est une maladie unique du fait qu'un règlement sanitaire international prévoit l'obligation d'avoir un certificat de vaccination pour se rendre dans certaines régions. En 2011, l'Organisation mondiale de la Santé a publié des recommandations révisées relatives à la vaccination antiamarile des voyageurs internationaux, en consultation avec des experts internationaux en médecine des voyages. Les révisions comprennent notamment La révision des critères de désignation des zones où il existe un risque d'activité du virus de la fièvre jaune. La classification des zones géographiques, selon le risque de transmission de la fièvre jaune, comporte quatre catégories zones d'endémie, zones de transition, zones à faible potentiel d'exposition et zones sans risque. Le tableau 1 comprend une liste des pays d'endémie et de transition où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune, et le tableau 2 procure une liste des pays à faible potentiel d'exposition au virus de la fièvre jaune. Les pays et régions géographiques où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune ont été réévalués à l'aide des nouveaux critères, et les recommandations formulées relativement à la vaccination sont basées selon le niveau de risque. Veuillez consulter la section Voyageurs pour plus de renseignements au sujet du mode d'application de ces critères. De légères modifications ont été apportées aux règles concernant les voyageurs qui transitent rapidement 12 heures ou moins dans les aéroports de régions où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune et qui entrent dans des pays où aucun cas de fièvre jaune n'a été signalé, mais où la transmission est possible population primate et insectes vecteurs compatibles. Tableau 1 Pays d'endémie et de transitionTableau 1 - Note de bas de page * où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune, par continent, 2011 Afrique AngolaTableau 1 - Note de bas de page + BéninTableau 1 - Note de bas de page + Burkina FasoTableau 1 - Note de bas de page + BurundiTableau 1 - Note de bas de page + CamerounTableau 1 - Note de bas de page + République centrafricaineTableau 1 - Note de bas de page + TchadTableau 1 - Note de bas de page † CongoTableau 1 - Note de bas de page + Côte d'IvoireTableau 1 - Note de bas de page + République démocratique du CongoTableau 1 - Note de bas de page +Tableau 1 - Note de bas de page † Guinée équatoriale ÉthiopieTableau 1 - Note de bas de page † GabonTableau 1 - Note de bas de page + Gambie GhanaTableau 1 - Note de bas de page + Guinée Guinée-BissauTableau 1 - Note de bas de page + KenyaTableau 1 - Note de bas de page † LibériaTableau 1 - Note de bas de page + MaliTableau 1 - Note de bas de page +Tableau 1 - Note de bas de page † MauritanieTableau 1 - Note de bas de page † NigerTableau 1 - Note de bas de page +Tableau 1 - Note de bas de page † Nigeria RwandaTableau 1 - Note de bas de page + Sénégal Sierra LeoneTableau 1 - Note de bas de page + SoudanTableau 1 - Note de bas de page † TogoTableau 1 - Note de bas de page + Ouganda Amérique centrale et Amérique du Sud ArgentineTableau 1 - Note de bas de page † BolivieTableau 1 - Note de bas de page † BrésilTableau 1 - Note de bas de page † ColombieTableau 1 - Note de bas de page † ÉquateurTableau 1 - Note de bas de page † Guyane françaiseTableau 1 - Note de bas de page + Guyana PanamaTableau 1 - Note de bas de page † Paraguay PérouTableau 1 - Note de bas de page † Suriname Trinité-et-TobagoTableau 1 - Note de bas de page † VenezuelaTableau 1 - Note de bas de page † Tableau 2 PaysTableau 2 - Note de bas de page * à faible potentiel d'exposition au virus de la fièvre jaune, 2011 Afrique ÉrythréeTableau 2 - Note de bas de page † Sao Tomé-et-PrincipeTableau 2 - Note de bas de page + SomalieTableau 2 - Note de bas de page † Tanzanie ZambieTableau 2 - Note de bas de page † Il se peut que la désignation des régions où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune change. Certains pays exigent la vaccination antiamarile pour les voyages depuis un pays ou passant par un pays où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune. Une liste complète des exigences par pays est disponible sur le site Web des Centers for Disease Control and Prevention site Web seulement disponible en anglais ou de l'OMS Document PDF site Web seulement disponible en anglais. A l'échelle nationale À ce jour, aucun cas de fièvre jaune n'a été déclaré au Canada. La fièvre jaune est une maladie à déclaration obligatoire à l'échelle nationale et internationale; par conséquent, les cas diagnostiqués au Canada doivent être déclarés de toute urgence aux autorités sanitaires locales. Éclosions récentes Pour connaître les éclosions de fièvre jaune, le lecteur est prié de consulter la page Flambées épidémiques de l'Organisation mondiale de la Santé. Préparation autorisées au Canada Au Canada, le vaccin contre la fièvre jaune n'est offert que dans les centres de vaccination contre la fièvre jaune désignés par l'Agence de la santé publique du Canada ASPC. Une liste des Centres de vaccination contre la fièvre jaune au Canada peut être obtenue auprès de l'Agence de la santé publique du Canada, par téléphone au numéro 613-957-8739 ou par courriel à l'adresse yfinfofj Vaccin contre la fièvre jaune YF-VAX vaccin à virus vivant atténué contre la fièvre jaune, sanofi pasteur Ltée fièvre jaune Pour obtenir les renseignements thérapeutiques complets, le lecteur est prié de consulter le dépliant du produit ou la monographie de produit autorisée par Santé Canada, disponible dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques. Veuillez consulter le Tableau 1 du chapitre Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la partie 1 pour voir la liste de tous les vaccins autorisés au Canada et les ingrédients qu'ils renferment. Efficacité potentielle, efficacité réelle et immunogénicité Efficacité potentielle et efficacité réelle Aucune étude d'efficacité potentielle du vaccin contre la fièvre jaune n'a été effectuée; néanmoins, des rapports non publiés comparant l'incidence de la fièvre jaune dans les populations vaccinées et les populations non vaccinées au Nigeria durant une épidémie, en 1986, font état d'une efficacité réelle estimée d'environ 85 %. Immunogénicité Plus de 80 % des personnes vaccinées contre la fièvre jaune produisent des anticorps neutralisants 10 jours suivant la vaccination, et plus de 99 % dans les 28 jours suivant la vaccination. L'immunité persiste plus de 10 ans. Indications Nourrissons et enfants en bonne santé 9 mois à 17 ans Le vaccin contre la fièvre jaune est recommandé pour les enfants en bonne santé de 9 mois et plus qui se rendent dans une région d'endémie ou de transition voir le Tableau 1. Le vaccin est contre-indiqué chez les nourrissons de moins de 6 mois en raison d'un risque accru d'encéphalite post-vaccination. Il faut déconseiller tout voyage dans un pays d'endémie ou de transition de la fièvre jaune aux enfants de moins de 6 mois. Si le voyage est inévitable, il faut insister sur la nécessité de protéger l'enfant contre les moustiques en tout temps. En règle générale, la vaccination antiamarile est contre-indiquée chez les enfants de 6 à 8 mois en raison du risque accru et continu des effets secondaires et de l'immunogénicité réduite. Dans la mesure du possible, les bébés de 6 à 8 mois ne devraient pas voyager dans un pays où il y a transmission de la fièvre jaune. Si le voyage est inévitable, la décision de vacciner ou non l'enfant devrait être basée sur une analyse du risque d'exposition à la fièvre jaune par rapport au risque de la vaccination. Bien que le risque d'effets secondaire graves d'ordre neurologique est moins élevé que chez les nourrissons de moins de 6 mois, il est plus élevé que chez les enfants de 9 mois et plus. À l'âge de 9 mois, le risque d'effets secondaires graves diminue et la production d'anticorps augmente, ce qui améliore la sécurité et l'efficacité du vaccin antiamaril. Si on administre un vaccin antiamaril à un nourrisson âgé de 6 à 8 mois et qu'il voyage après ses 9 mois, il faut effectuer un test sérologique si possible et une dose de rappel doit être envisagée. Il faut insister sur la prise de mesures de protection individuelle. Adultes 18 ans et plus Le vaccin antiamaril est recommandé pour les employés de laboratoire qui sont exposés au virus de la fièvre jaune et les voyageurs adultes en bonne santé âgés de moins 60 ans qui se rendent dans une région d'endémie ou de transition voir le Tableau 1. Les personnes de 60 ans et plus ne devraient recevoir la primovaccination antiamarile que s'il leur est impossible d'éviter un voyage dans une région d'endémie ou de transition et si une bonne protection contre les moustiques est impossible. On a constaté des réactions indésirables graves chez les personnes vaccinées plus âgées seulement après la primovaccination. Des doses de rappel du vaccin antiamaril peuvent être administrées aux personnes de plus de 60 ans. Veuillez consulter la section Autres effets secondaires et affections déclarés pour obtenir davantage de renseignements. Veuillez consulter les sections Voyageurs et Calendrier pour obtenir davantage de renseignements. Grossesse et allaitement En règle générale, le vaccin antiamaril, tout comme les autres vaccins à virus vivant, devrait être évité pendant la grossesse. Les femmes enceintes ou allaitantes ne devraient recevoir le vaccin antiamaril que si elles se rendent dans une région d'endémie ou de transition, si leur voyage ne peut pas être reporté et si une bonne protection contre les moustiques est impossible. Bien que les effets du vaccin contre la fièvre jaune administré pendant la grossesse soient mal connus, de nombreuses femmes enceintes ont reçu le vaccin sans effet secondaire majeur. Dans une étude menée auprès de femmes vaccinées contre la fièvre jaune tôt dans la grossesse, une faible hausse du risque de malformations mineures chez les bébés a été notée surtout la peau. Aucun risque accru de malformations majeures n'a été constaté. La vaccination par inadvertance de femmes enceintes ne justifie pas l'interruption de la grossesse. Les taux de séroconversion sont plus bas chez les femmes qui se font vacciner pendant la grossesse, notamment au cours du troisième trimestre. Il convient de vérifier les titres d'anticorps après l'immunisation pour s'assurer que la réponse immunitaire des femmes dont le risque de fièvre jaune persiste est adéquate. Si un test sérologique ne peut être effectué et qu'une femme se rend dans un pays d'endémie après sa grossesse, la revaccination avant le voyage doit être envisagée. Si une femme enceinte doit se rendre dans un pays qui exige une preuve de vaccination contre la fièvre jaune, mais qui n'est ni une zone d'endémie ni une zone de transition, elle devrait se voir remettre une dérogation ou un Certificat de contre-indication médicale à la vaccination. Voir la section Voyageurs pour plus de précisions. Une transmission mère-enfant probable de la souche vaccinale du virus de la fièvre jaune par l'allaitement a été signalée; par conséquent, en règle générale, les femmes qui allaitent ne devraient pas recevoir le vaccin. Veuillez consulter à la section Contre-indications et précautions pour en savoir plus. Voir aussi le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Sujets immunodéprimés En règle générale, les personnes immunodéprimées ne devraient pas recevoir le vaccin antiamaril en raison du risque de maladie lié à la souche vaccinale. Si l'on envisage de vacciner un sujet immunodéprimé, il faudrait obtenir au préalable l'approbation de son médecin traitant. Pour les cas complexes, il est conseillé de l'adresser à un consultant possédant une expertise en vaccination ou en immunodéficience. Dans le cas du voyageur immunodéprimé, les risques associés à la vaccination antiamarile devraient être soupesés par rapport à ses éventuels bienfaits. Lorsqu'un pays exige la vaccination, mais que les risques l'emportent sur les bienfaits, le voyageur devrait se voir remettre un Certificat de contre-indication médicale à la vaccination. Les voyageurs dont l'immunodépression est légère à modérée et dont le risque de contracter la fièvre jaune sera grand p. ex. voyage dans une région où il y a un risque de transmission transitionnelle ou endémique devraient se voir offrir le vaccin contre la fièvre jaune et être informés des risques théoriques. Les voyageurs fortement immunodéprimés qui, même s'ils ont été informés des risques, planifient un voyage dans une région où le virus amaril est actif devraient consulter un expert en médecine des voyages et appliquer rigoureusement les mesures de protection contre les moustiques. Veuillez consultez les sections Doses de rappel et revaccination, Tests sérologiques et Contre-indications et précautions pour plus de renseignements. Consultez le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Personnes ayant des pathologies chroniques Hyposplénie ou asplénie Les personnes souffrant d'hyposplénie ou d'asplénie absence congénitale, ablation chirurgicale ou fonctionnelle [p. ex. drépanocytose] peuvent recevoir le vaccin contre la fièvre jaune s'il est indiqué. Maladie rénale chronique/dialyse Les personnes atteintes d'une néphropathie chronique ou sous dialyse peuvent recevoir le vaccin antiamaril s'il est indiqué. Maladie auto-immune Même si on ne dispose pas de données définitives à cet égard, les personnes atteintes d'une maladie auto-immune qui ne prennent pas de médicament immunosuppresseur ne sont pas considérées comme très immunodéprimées et peuvent recevoir le vaccin contre la fièvre jaune après consultation auprès d'un médecin. Les agents modificateurs de la maladie, tels l'hydroxychloroquine, la sulfasalazine et l'auranofine, ne sont pas considérés comme des agents immunosuppresseurs. L'innocuité et l'efficacité des vaccins à virus vivants administrés pendant une thérapie intermittente, à faibles doses ou d'entretien ayant recours à des médicaments immunosuppresseurs autres que des corticostéroïdes pour des maladies auto-immunes ne sont pas connues. Les anticorps monoclonaux thérapeutiques, en particulier les agents anti-facteur de nécrose tumorale adalimumab, infliximab, étanercept et d'autres agents azathioprine, méthotrexate, léflunomide et abatacept figurent parmi ces médicaments. On a signalé que ces médicaments entraînent la réactivation d'une infection tuberculeuse latente et crée une prédisposition pour d'autres infections opportunistes. Par conséquent, jusqu'à ce que de nouvelles données soient produites à ce sujet, il est préférable d'éviter d'administrer des vaccins à virus vivants à des personnes soumises à des traitements de chimiothérapie intermittents ou à faibles doses, ou à toute autre thérapie immunosuppressive. Maladie du thymus Il existe une association entre le syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SVA-VFJ et des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale. Par conséquent, le vaccin antiamaril est contre-indiqué chez les personnes ayant des antécédents de thymome, de thymectomie ou de myasthénie grave. Veuillez consulter la section Autres effets secondaires et affections déclarés pour obtenir davantage de renseignements. Voyageurs Le vaccin antiamaril est recommandé aux voyageurs en bonne santé âgés de 9 mois à moins de 60 ans qui traversent ou visitent une région d'endémie ou de transition ou qui y vivent voir le Tableau 1 de même qu'aux voyageurs qui doivent recevoir le vaccin pour entrer dans un pays voir le Tableau 1et le Tableau 2. Les périodes de transit de 12 heures ou moins dans un aéroport international ne posent aucun risque de transmission du virus amaril, et ce, quelle que soit la classification relative au risque de fièvre jaune du pays où se situe l'aéroport. Par conséquent, un tel transit n'exige généralement pas une vaccination. Selon les récentes mises à jour des accords internationaux en matière de santé, les voyageurs qui répondent à ces critères stricts n'ont pas besoin de se faire vacciner. Il s'agit des voyageurs qui traversent un pays dont la vaccination contre la fièvre jaune constitue une exigence pour y entrer, mais qui n'ont pas d'antécédents de maladie endémique. Chaque pays établit ses propres exigences d'entrée. Certains pays n'autoriseront aucune entrée sans preuve de vaccination ou certificat de contre-indication médicale. Les voyageurs qui ne détiennent pas les documents appropriés peuvent se voir refuser l'entrée dans le pays en question ou être soumis à la vaccination à leur arrivée à l'aéroport. Ces points sont à envisager pendant le passage en revue des itinéraires et la consultation avant le voyage. Si l'on craint que le manque de documents expose le voyageur à des risques alors que la vaccination n'est pas médicalement indiquée, on peut envisager de lui fournir un certificat de contre-indication médicale. Malheureusement, certains pays peuvent refuser l'entrée même si le voyageur possède les documents appropriés de contre-indication médicale à la vaccination. La vaccination antiamarile n'est généralement pas recommandée dans les régions à faible potentiel d'exposition au virus voir le Tableau 2. Elle peut toutefois être envisagée pour les voyageurs qui se rendent dans une telle région et dont le risque d'exposition au virus est accru en raison d'un voyage prolongé, d'une forte exposition aux moustiques ou de l'impossibilité d'éviter les piqûres de moustiques. La vaccination n'est pas recommandée pour les voyageurs dont les itinéraires se limitent à des zones sans risque. La décision de vacciner ou non un voyageur contre la fièvre jaune devrait reposer sur son itinéraire et le risque d'exposition au virus de la fièvre jaune, les exigences du pays visité y compris les escales et les périodes de transit à l'aéroport, les facteurs de risque individuels p. ex. âge, statut immunitaire et la possibilité d'effets secondaires graves suivant la vaccination. Les fournisseurs de vaccin doivent vérifier le site Web des Centers for Disease Control and Prevention ou de l'Organisation mondiale de la Santé pour voir la liste mise à jour des pays considérés comme endémiques ou transitionnels pour la fièvre jaune et la liste des pays qui exigent la vaccination antiamarile pour y entrer. Conformément au Règlement sanitaire international de l'Organisation mondiale de la Santé, la vaccination contre la fièvre jaune documentée par un Certificat international de vaccination ou de prophylaxie est requise pour entrer dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, et ce, quel que soit le pays d'origine du voyageur. D'autres pays exigent la vaccination antiamarile si le voyageur est passé par une zone d'endémie. Dans certains pays d'Asie et pays tropicaux où la fièvre jaune n'existe pas, mais où le moustique qui transmet la maladie est présent, la vaccination est requise pour les voyageurs qui arrivent d'un pays d'endémie afin de prévenir l'importation de la maladie. Certains pays n'exigent pas la vaccination antiamarile des nourrissons ayant moins d'un certain âge p. ex. moins de 1 an. Le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie est valide pendant 10 ans, à partir du 10e jour suivant la primovaccination et immédiatement après la revaccination, si celle-ci a lieu dans la période de 10 ans. Les voyageurs qui ont besoin d'un certificat, mais pour qui le vaccin est contre-indiqué voir Contre-indications et précautions peuvent se voir remettre par le Centre de vaccination contre la fièvre jaune un Certificat de contre-indication médicale à la vaccination après une évaluation du risque individuel. Les voyageurs sans Certificat international de vaccination ou de prophylaxie ni Certificat de contre-indication médicale à la vaccination valide peuvent se voir refuser l'entrée dans un pays qui exige un tel document, être mis en quarantaine ou se voir offrir la vaccination au point d'entrée p. ex. à l'aéroport, ce qui peut entraîner un risque pour leur santé. Au Canada, seuls les Centres de vaccination contre la fièvre jaune désignés par l'Agence de la santé publique du Canada peuvent fournir le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie et le Certificat de contre-indication médicale à la vaccination. Veuillez obtenir une liste des Centres de vaccination contre la fièvre jaune en téléphonant au numéro 613-957-8739 ou en envoyant un courriel à l'adresse yfinfofj Le lecteur trouvera d'autres renseignements à jour sur les pays où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune et sur les exigences en matière de vaccination antiamarile auprès des autorités sanitaires locales, de l'Agence de la santé publique du Canada ou de l'Organisation mondiale de la Santé. L'Agence de la santé publique du Canada met à la disposition du lecteur une fiche de renseignements. Carte des régions des Amériques où la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée site Web seulement disponible en anglais de l'Organisation mondiale de la Santé. Carte des régions d'Afrique où la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée site Web seulement disponible en anglais de l'Organisation mondiale de la Santé. Liste par pays des exigences relatives à la vaccination contre la fièvre jaune et recommandations Document PDF site Web seulement disponible en anglais de l'Organisation mondiale de la Santé. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des voyageurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Travailleurs L'administration du vaccin contre la fièvre jaune est recommandée pour le personnel de laboratoire qui est exposé au virus de la fièvre jaune. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des travailleurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Administration du vaccin Au Canada, le vaccin antiamaril n'est actuellement offert que dans les Centres de vaccination contre la fièvre jaune désignés par l'Agence de la santé publique du Canada. Dose, voie d'administration et calendrier Dose Chaque dose est de 0,5 mL. Voie d'administration Le vaccin contre la fièvre jaune devrait être administré par voie sous-cutanée. Veuillez consulter le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Calendrier Une dose de vaccin contre la fièvre jaune devrait être administrée. Le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie devient valide 10 jours après la primovaccination. Doses de rappel et revaccination La revaccination des personnes immunocompétentes est recommandée tous les 10 ans, si elle est indiquée. La revaccination augmente le titre d'anticorps, bien que les résultats de plusieurs études laissent croire que l'immunité persiste au moins 30 à 35 ans après une dose unique et probablement à vie. Si une personne immunocompétente est admissible au vaccin, des tests sérologiques devraient être réalisés et la revaccination, si elle est indiquée d'après les résultats de ces tests, devrait être envisagée 2 à 5 ans après la vaccination antérieure. Tests sérologiques Les tests sérologiques ne sont pas recommandés pour les hommes et les femmes non enceintes en bonne santé avant ni après l'administration du vaccin contre la fièvre jaune. Dans le cas des sujets immunodéprimés, des tests sérologiques devraient être envisagés 2 à 5 ans après la vaccination. Dans le cas des femmes vaccinées pendant la grossesse, il convient de vérifier le titre d'anticorps après l'immunisation pour s'assurer que la réponse immunitaire des femmes dont le risque de fièvre jaune persiste est adéquate. Un titre d'anticorps supérieur à 110 indique que la personne est immunisée. Conditions d'entreposage Il faut conserver le vaccin antiamaril au réfrigérateur à une température de +2 °C à +8 °C. Ne pas le congeler. Il faut réfrigérer le vaccin reconstitué et l'utiliser dans l'heure suivant sa reconstitution. Veuillez consulter le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Administration simultanée d'autres vaccins Le vaccin contre la fièvre jaune peut être administré en même temps que les vaccins contre les maladies suivantes rougeole, oreillons, rubéole, poliomyélite, diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, hépatite A, choléra vaccin oral et typhoïde vaccin oral ou parentéral. Il faut utiliser des points d'injection différents et des aiguilles et seringues distinctes lorsqu'on administre plusieurs vaccins simultanément. Si les vaccins ne sont pas administrés en concomitance, un intervalle minimal de 4 semaines est recommandé entre l'administration du vaccin contre la fièvre jaune et celle d'autres vaccins à germes vivants donnés par voie parentérale. Le vaccin oral contre la typhoïde et le vaccin oral contre le choléra peuvent tous deux être administrés à n'importe quel moment avant ou après le vaccin antiamaril. On ne dispose d'aucune donnée concernant une interférence possible entre le vaccin contre la fièvre jaune et les vaccins contre la rage, le virus du papillome humain, l'encéphalite japonaise, le vaccin à virus vivant atténué contre l'influenza ni le vaccin contre la varicelle. Le lecteur est prié de se reporter au chapitre Calendrier d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Innocuité et effets secondaires du vaccin Veuillez consulter le chapitre Effets secondaires suivant l’immunisation de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Effets secondaires fréquents et effets secondaires locaux Dans une étude comparative, 71,9 % des sujets vaccinés contre la fièvre jaune ont signalé un ou plusieurs effets secondaires bénins dont le lien avec la vaccination a été établi. Des réactions au point d'injection ont été signalées par 5,7 à 39,4 % des sujets douleur au point d'injection 39,4 %; inflammation 29,4 %; œdème 19,9 %; autres réactions au point d'injection 5,7 %. Des réactions générales ont été signalées par 10,1 à 31,4 % des sujets frissons 10,1 %; fièvre 14,0 %; faiblesse 29,5 %; céphalées 31,4 %; myalgies 25,1 %; malaise 17,8 % jusqu'à 10 jours après la vaccination. Effets secondaires moins fréquents et manifestations cliniques inhabituelles MCI graves ou sévères Les manifestations cliniques inhabituelles graves sont rares après l'immunisation et, dans la plupart des cas, les données sont insuffisantes pour établir un lien de causalité. Les réactions d'hypersensibilité éruption cutanée, urticaire, asthme et anaphylaxie sont très rares, leur incidence au cours des dernières décennies étant inférieure à 1 pour un million. Cependant, selon deux études réalisées à 10 ans d'intervalle, les taux déclarés au Vaccine Adverse Event Reporting System des États-Unis étaient plus élevés 0,8 pour 100 000 doses distribuées dans le première étude et 1,8, dans l'étude plus récente. Le principal facteur de risque semble être une sensibilité à la gélatine et à une protéine d'œuf. Deux autres effets secondaires graves, le syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SNA-VFJ et le syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SVA-VFJ, sont décrits ci-après. Autres effets secondaires et affections déclarés Syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SNA-VFJ Le terme SNA-VFJ désigne un groupe de syndromes cliniques comprenant la méningo-encéphalite maladie neurotropique, l'encéphalomyélite aiguë disséminée, le syndrome de Guillain-Barré et la paralysie bulbaire aiguë de Leyden. Le syndrome neurotropique survient par suite de l'envahissement du système nerveux central SNC par la souche vaccinale du virus. Les autres syndromes sont des manifestations auto-immunes dans lesquelles des anticorps et/ou des lymphocytes T produits en réponse au vaccin ont une réaction croisée avec des épitopes neuronaux, ce qui entraîne des lésions des nerfs du SNC ou des nerfs périphériques. En général, l'évolution clinique est brève et le rétablissement est complet. Les décès sont rares. Le SNA-VFJ peut toucher tous les groupes d'âge, se manifeste 4 à 23 jours après la vaccination habituellement entre 7 et 21 jours et s'observe presque exclusivement chez les primovaccinés. Le risque de SNA-VFJ est plus élevé chez les enfants de moins de 6 mois et les personnes âgées. Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis signalent une incidence du syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SNA-VFJ de 0,8 cas pour 100 000 doses administrées. Ce taux est deux fois plus élevé chez les personnes de 60 à 69 ans 1,6 cas pour 100 000 doses et presque 4 fois plus élevé chez les personnes de plus de 70 ans 2,3 cas pour 100 000 doses. Lorsque les nourrissons et les personnes âgées ne sont pas vaccinés, les données de surveillance récentes indiquent que les taux d'incidence basés sur la population chutent à presque zéro. Syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune SVA-VFJ Le SVA-VFJ se caractérise par une atteinte grave et une défaillance polyviscérale. Il évoque une infection par le virus amaril de type sauvage, et les symptômes débutent 2 à 5 jours après la vaccination. Le risque de SVA-VFJ augmente avec l'âge. L'incidence est estimée à 1,1 pour 100 000 chez les plus de 60 ans; à 3,2 pour 100 000 chez les plus de 70 ans; et de 0,1 pour 100 000 chez les moins de 60 ans. Le taux de létalité général est de 65 % et est plus élevé chez les femmes que chez les hommes 90 c. 50 %. Le SVA-VFJ s'observe presque uniquement chez les primovaccinés. Des enquêtes poussées sur les cas laissent croire que le SVA-VFJ est lié à différents facteurs inhérents à l'hôte, dont l'âge avancé et une maladie du thymus thymome, myasthénie, thymectomie, et n'est pas attribuable à une modification de la virulence de la souche vaccinale. Conseils pour la déclaration des manifestations cliniques inhabituelles MCI suivant l'immunisation Les dispensateurs de vaccins sont priés de signaler aux autorités sanitaires locales les MCI suivantes Syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune Syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune tout effet secondaire grave ou inattendu qu'ils estiment être temporellement associés à la vaccination. Un effet secondaire imprévu suivant l'immunisation inattendu est un effet secondaire qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit, mais qui peut être dû à l'immunisation, ou encore une modification de la fréquence d'un effet secondaire imprévu suivant l'immunisation connu. Veuillez consulter la Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles MCI à la suite d'une immunisation au Canada et le chapitre Effets secondaires suivant l’immunisation de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements sur la déclaration des effets secondaires suivant l'immunisation ESSI aussi appelés manifestations cliniques inhabituelles [MCI]. Contre-indications et précautions Le vaccin antiamaril est contre-indiqué chez les personnes ayant déjà eu une réaction anaphylactique au vaccin et chez les personnes ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique établie à l'un ou l'autre des composants du vaccin ou de son contenant. Veuillez consulter le Tableau 1 du chapitre Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la partie 1 pour voir la liste de tous les vaccins autorisés au Canada et les ingrédients qu'ils renferment. Dans le cas du vaccin antiamaril VAXMD, les allergènes potentiels sont une protéine de poulet, une protéine d'œuf, la gélatine et le latex dans le bouchon du flacon de diluant. Plusieurs cas de réactions anaphylactiques au VFJ ont été signalés chez des personnes allergiques aux œufs ou au poulet; par conséquent, ce vaccin ne doit pas être administré systématiquement aux personnes présentant ce type d’allergie. Les personnes qui doivent se faire vacciner contre la fièvre jaune et chez qui l'on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactic aux composants du vaccin devraient être adressées à un allergologue aux fins d'examen. Nourrissons En règle générale, les enfants âgés de 9 mois ne devraient pas recevoir le vaccin antiamaril. Les enfants âgés de moins de 6 mois présentent un risque plus élevé de SNA-VFJ après la vaccination contre la fièvre jaune et ne devraient pas recevoir le vaccin antiamaril. Toutefois, selon les recommandations de l'Advisory Committee on Immunization Practices ACIP des États-Unis, la décision de vacciner ou non un enfant de 6 à 8 mois devant inévitablement séjourner dans une zone d'endémie ou de transition devrait être basée sur une analyse du risque d'exposition à la fièvre jaune par rapport au risque d'effets secondaires suivant la vaccination. Personnes de 60 ans et plus Les personnes âgées de 60 ans et plus présentent un plus grand risque de SNA-VFJ et de SVA-VFJ après la primovaccination contre la fièvre jaune; par conséquent, la primovaccination n'est généralement pas recommandée. Des rappels peuvent être administrés. Grossesse et allaitement Les effets du vaccin antiamaril à virus vivant administré pendant la grossesse sont mal connus et la vaccination devrait être évitée dans la mesure du possible. Si une femme enceinte doit voyager dans une zone d'endémie ou d'épidémie élevée, le risque de contracter la maladie peut l'emporter sur les risques de la vaccination pour la mère et le fœtus. On a signalé la transmission probable d'une souche du vaccin du virus de la fièvre jaune de la mère à son nourrisson pendant l'allaitement. Par conséquent, en règle générale, les mères qui allaitent ne doivent pas être vaccinées. Jusqu'à récemment, il existait seulement un risque théorique de transmission du virus vivant dans le lait maternel et aucun n'avait été signalé malgré la vaccination de femmes qui allaitaient pendant des campagnes de vaccination d'urgence. Deux cas récents ont révélé la possibilité de transmission par le lait maternel. Au Brésil, un cas démontré en laboratoire a confirmé la transmission du virus de la fièvre jaune par le lait maternel. Au Canada, un cas de fièvre jaune chez un nourrisson qui avait été allaité par une mère récemment vaccinée a été déclaré, ce qui a été considéré comme un indice sérieux de transmission par le lait maternel. Ces deux cas doivent tirer la sonnette d'alarme en ce qui a trait à la vaccination des femmes qui allaitent de manière active. S'il n'y a aucun risque de contracter la fièvre jaune dans la région qui sera visitée, il faut procurer une dérogation à la personne concernée. Si la personne se rend dans une zone d'endémie élevée, les risques de la vaccination devraient être soupesés par rapport aux risques de la maladie. Maladie du thymus Pour les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale p. ex., thymome, thymectomie, myasthénie grave, le VFJ est contre-indiqué en raison d’un risque accru de maladie viscérotrope. Maladie aiguë Chez les personnes atteintes d'une maladie aiguë d'intensité modérée ou sévère, la vaccination antiamarile devrait être reportée. Les personnes atteintes d'une maladie aiguë légère avec ou sans fièvre peuvent être vaccinées. Veuillez consulter le chapitre Contre-indications et précautions de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Interactions médicamenteuses L'effet du vaccin contre la fièvre jaune sur la réactivité à la tuberculine est inconnu. Jusqu'à ce que des données soient disponibles, si un test cutané à la tuberculine ou un test de libération d'interféron-gamma TLIG est requis, il devrait être réalisé le même jour que la vaccination antiamarile ou au moins 4 semaines plus tard. La vaccination peut avoir lieu à n'importe quel moment après la réalisation du test cutané à la tuberculine et la lecture des résultats. Autres considérations Interchangeabilité des vaccins Les personnes qui ont été vaccinées contre la fièvre jaune ailleurs qu'aux États-Unis ou au Canada devraient être considérées comme protégées contre la maladie. Veuillez consulter le chapitre Principes de l'interchangeabilité des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Références choisies American Academy of Pediatrics. In Pickering LK, Baker CJ, Kimberlin DW, et coll. editors. Red Book 2009 Report of the Committee on Infectious Diseases. 28th ed. Elk Grove Village, IL American Academy of Pediatrics; 2009. Barnett ED, Chen R. Children and international travel immunizations. Pediatr Infect Dis J 1995;1411982-92. Barwick Eidex R, for the Yellow Fever Vaccine Safety Working Group. History of thymoma and yellow fever vaccination. Lancet 2004;3649438936. Calvalcanti D, Salomao M, Lopez-Camelo J. et coll. Early exposure to yellow fever vaccine during pregnancy. Trop Med Int Health 2007;127833-7. 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